Le lendemain
matin, Shan nous attend à l’hôtel avec un chauffeur qui nous conduit à la gare pour profiter
du Circular Train qui accueille et dispatche ses usagers, tout au long des quartiers
éloignés de la ville. Il est tôt et il y
a encore peu de monde et peu d’étals sur les quais.
Notre visite se poursuit avec un arrêt pour
saluer l’immense Bouddha couché
mesurant 38 m de haut pour 72 m de long. Construit en 1907, à l’origine à l’air libre, reconstruit plusieurs fois grâce à ses
généreux donateurs, il est maintenant protégé depuis 1980 par un immense
bâtiment peu esthétique.
CHAN, notre seule guide francophone... |

le fruit du jacquier
le fruit du jacquier
repas épicé |
Promenade ensuite dans le parc royal où la barque royale est tout simplement un restaurant huppé.
Repas dans un restaurant de thé où Shan nous a fait découvrir le menu birman type et nous initie au Mohingar,
plat national (nouilles et soupe de
poisson) les piments pointent toujours
le bout de nez ! Bien restaurés par l’abondance des plats,
servis par toute une équipe de très jeunes serveurs, dans un environnement un peu
bruyant, nous profitons d’un repos
mérité à l’hôtel avant de repartir pour découvrir la Pagode Shwedagon au coucher du soleil ( le sunset, fort prisé des Birman). Les ors et les pierres précieuses
(76 carats la plus grosse au sommet) jettent leurs reflets sur une population
colorée, rendue sereine par ses dévotions aux divers Nats (esprits) et à
l’atmosphère bouddhique et féerique du
lieu. Des moines voyageurs se
mêlent à la foule des pratiquants recueillis et porteurs d’offrandes fleuries,
à l’Esprit du jour de leur naissance lié à une Planète et à un Animal, à l’Esprit qui fécondera soit une fille, de
préférence un garçon pour qu’il devienne moinillon… Devant les autels des multiples Esprits, nombre
de personnes se recueillent. A
mesure que la nuit descend, les milliers
de mèches s’allument et brûlent dans un
air d’encens qui diffuse ses effluves
sur les fidèles et les curieux, sans omettre les groupes de balayeurs et
balayeuses qui quotidiennement et bénévolement, en bandes joyeuses, balayent
le sol que nous foulons de nos pieds
nus.
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