mardi 3 février 2015

A MANDALAY


Nous quittons Yangon  le  lendemain matin et  nous  nous  levons à 4h30  pour prendre l’avion  qui nous transporte à Mandalay, deuxième ville du MYANMAR, éloignée de 650 kilomètres. La journée sera longue !!! L’hôtel nous a heureusement fourni un petit déjeuner. Dès notre arrivée, nous partons visiter avec notre nouvelle guide et son chauffeur, une des anciennes capitales de la région et c’est en Calèche traditionnelle, un bien grand mot quand vous verrez les photos…que notre trip se poursuit au rythme des  ornières, favorisées par les jours précédents pluvieux. Ruines d’un palais  royal en teck bien conservé, monastère en bois, monastère en brique et stuc où moines et moinillons se déplacent tout en douceur, vaquant à leurs occupations. La classe des moinillons chante des litanies pendant que leur maître nous a semblé lire le journal !!! Un arrêt à la Tour Penchée, souhaitant que notre charrette  hippomobile n’en fasse pas autant…
Au sommet d’une colline  la vue est spectaculaire sur l’Irrawaddy,  et l’on aperçoit  Stupas et Monastères qui abritent environ 6 000 moines. Un bateau privatisé nous attend…. sur l’autre rive !!!  pour déjeuner à bord. Un peu plus tard, un peu de gymnastique pour embarquer  en franchissant plusieurs bateaux, avec l’aide souriante  des mariniers, le débarquement est tout aussi  sportif.  Le petit village  de Mingun est accueillant : ( je m’essaie  au  maquillage avec la poudre de   thanaka local ; le résultat est moins voyant sur une peau blanche…)  et regorge de sites à découvrir. Nous nous promenons à pied n’ayant pas goûté aux joies du taxi tiré par deux bœufs et admirons une Pagode toute blanche à sept niveaux ; nous  nous contentons de gravir le  premier ! La croisière de retour nous trouve
confortablement installés sur le pont dans des fauteuils en bambou. Je réveille J-C un peu avant le retour sur la terre ferme. Il va sans dire   que nous apprécions  le dîner et la nuit à l’hôtel YADARARBON
























lundi 2 février 2015

Avec SHAN, notre seule et unique guide francophone


Le lendemain matin, Shan nous attend à l’hôtel avec un chauffeur  qui nous conduit à la gare pour profiter du  Circular Train  qui  accueille et dispatche  ses usagers, tout au long des quartiers éloignés de la ville. Il est tôt et  il y a encore  peu de monde et peu d’étals  sur les quais.











 Notre visite se poursuit avec un arrêt pour saluer l’immense Bouddha couché mesurant 38 m de haut pour 72 m  de  long. Construit  en 1907, à l’origine à l’air libre,  reconstruit plusieurs fois grâce à ses généreux donateurs, il est maintenant protégé depuis 1980 par un immense bâtiment peu esthétique.



CHAN, notre seule guide francophone...



le fruit du jacquier













repas épicé



Promenade ensuite dans le parc royal  où la barque royale  est tout simplement un restaurant huppé. Repas dans un restaurant de thé où Shan nous a fait découvrir  le menu birman type  et nous initie  au Mohingar, plat national  (nouilles et soupe de poisson) les piments pointent toujours  le  bout de nez !  Bien restaurés par l’abondance des plats, servis  par toute une équipe de très  jeunes serveurs, dans un environnement un peu bruyant, nous profitons  d’un repos mérité à l’hôtel avant de repartir pour découvrir la Pagode Shwedagon au coucher du soleil ( le sunset, fort prisé des Birman). Les ors et les pierres précieuses (76 carats la plus grosse au sommet) jettent leurs reflets sur une population colorée, rendue sereine par ses dévotions aux divers Nats (esprits) et à l’atmosphère bouddhique et féerique  du lieu. Des moines voyageurs  se mêlent à la foule des pratiquants recueillis et porteurs d’offrandes fleuries, à l’Esprit du jour de leur naissance lié à une Planète et à un Animal, à  l’Esprit qui fécondera soit une fille, de préférence un garçon pour qu’il devienne moinillon… Devant les autels des  multiples Esprits,  nombre  de personnes se recueillent.    A mesure  que la nuit descend, les milliers de mèches  s’allument et brûlent dans un air d’encens qui diffuse ses effluves  sur les fidèles et les curieux, sans omettre les groupes de balayeurs et balayeuses qui  quotidiennement  et bénévolement, en bandes joyeuses, balayent le sol que nous foulons de nos  pieds nus.